Archives de catégorie : Santé Pollution

SANTE & POLLUTION

Merci au Docteur Jacques Venjean pour son exposé clair et simple sur ce sujet bien complexe.

Des pistes d’action et de responsabilisation pour chacun d’entre nous !

De nombreux échanges avec la salle.

Prochainement le contenu de cette conférence sur ce site.

Un rendez vous à suivre à MEYTHET ce jeudi 16 février

à partir de 9h30 au Météores

Pollution : je fais quoi ?

Betty, tétanisée par la pollution

« On a la chance d’être en bonne santé, mon conjoint, moi-même et nos enfants, mais se pose la question de l’exposition à long terme même si aujourd’hui tout va bien. On finit par envisager toutes les solutions, même extravagantes. Ce qui m’ennuie le plus c’est de pouvoir envisager à long terme de vivre dans un climat de psychose. C’est là-dessus que notre qualité de vie au quotidien serait extrèmement dégradée, d’ailleurs elle l’est déjà finalement. On commence à se dire : ‘je ne peux pas aller faire du ski de fond à Chamonix parce qu’on est en fond de vallée, on ne va pas faire d’efforts intenses, on ne va pas aller à tel endroit emmener les enfants parce qu’ils ne vont pas respirer un bon air’. On y pense en permanence »

Conscients du problème, désormais sur-informés, Betty et Christian tentent d’agir contre cette pollution « angoissante » au quotidien. Ils sont prêts à faire plus pour qu’un jour l’air de la vallée de l’Arve redevienne respirable toute l’année. Christian sait aussi que leurs bonnes pratiques en matière de transport ou de chauffage, si elles restent isolées, n’auront que peu d’effets :

« On a des voitures diesel, on aimerait bien investir dans le futur dans un véhicule électrique. Il faut bien commencer par un bout… Par rapport au système de chauffage de notre maison , car c’est le chauffage individuel qui a été montré du doigt comme la cause principale de la pollution dans la vallée, nous on avait un foyer ouvert et du coup on a bénéficié du fond ‘Air/bois’ mis en place en 2013 pour mettre un insert avec flamme verte. Mais le problème c’est qu’en pic de pollution, on le fait même pas tourner parce que , même s’il pollue moins , on ne veut pas rajouter de la pollution supplémentaire ».

Et Christian rêve de mesures ambitieuses :

« Nous les ‘mesurettes’ qu’on a eues ici, elles nous ont beaucoup déçus. Bon, c’était une alternance de circulation sur les camions ‘Euro 3’, c’était des restrictions de vitesse, sans contrôle… Il y avait des restrictions, des mesures mais qui n’étaient pas surveillées, pas appliquées correctement. Alors que nous, finalement, face à cette pollution, on est prêts à accepter beaucoup de choses et aussi à accepter des mesures contraignantes de la part de nos politiques. Nous, on rêverait de mesures ambitieuses comme avoir l’objectif que dans cinq ans le diesel ce soit terminé dans la vallée de l’Arve. Dire que dans cinq ans, il n’y aura plus un seul foyer ouvert, et en période de pic de pollution, il n’y aura plus aucun feu de cheminée autorisé. C’est ce qui manque, de l’ambition. Sans quoi, on se pose la question de déménager un jour parce qu’on ne veut pas faire subir çà à nos enfants pour les premières années de leur vie. C’est terrible en fait ».

Et d’ajouter :

« Chacun est responsable de son travail. Moi j’emmène des gens en montagne, j’essaie de les ramener en bonne santé et qu’ils soient contents. Si je n’y arrive pas, j’arrête de faire mon travail. Ce doit être pareil pour les politiques : qu’ils cessent de gesticuler et qu’ils fassent leur travail pour nous garantir une bonne santé ».

Des « malades de la pollution », Jocelyne Just, pédiatre, pneumo-allergologue en a vu arriver des centaines ces dernières semaines dans le service qu’elle dirige à l’Hôpital Armand Trousseau à Paris. Asthmatiques en crise, personnes ayant de grandes difficultés respiratoires pendant ces pics de pollution qui ne doivent pas cacher selon elle le vrai problème des grandes villes ou des vallées polluées : celui d’une pollution de fond toute l’année.

Jocelyne Just ne saurait trop conseiller à la population de s’informer et prendre les choses en main pour pousser à une vraie prise de conscience du problème par les pouvoirs publics.

« Il y a la pollution automobile et puis, il y a la pollution qui peut venir par exemple des feux de cheminée. Il faut vraiment arrêter les feux de cheminée à foyer ouvert parce qu’on estime que 2 heures de feux de cheminée ça équivaut à 2000 kilomètres avec une voiture diesel non révisée donc c’est vraiment très très polluant le feu de cheminée ».

L’air constitue le premier élément nécessaire à la vie.

Santé & Pollution Conférence débats Vendredi 10 Février Annecy salle des Eaux & Forêts (en face de Carrefour) 18h30 Dr Venjean

Les photos sont de M. Chamaillé

Chaque jour, environ 15 000 litres d’air transitent par nos voies respiratoires.

Nos activités quotidiennes génèrent une production immense de polluants, très variés,
qui se retrouvent à un moment dans l’atmosphère et augmentent ainsi le risque de conséquences préjudiciables à notre santé.

Il est donc important au préalable de savoir ce qui est rejeté dans l’air.

Les effets de la pollution de l’air, dans l’état actuel des connaissances
et des recherches sont connus sur
les poumons, le cœur, le cerveau et le système hormonal.
Chamonix, Sallanches, Passy, Saint-Gervais-les-Bains,
Cluses, Scionzier, Bonneville, La Roche-sur-Foron :
près de 155 000 personnes sont périodiquement exposées
à des taux de microparticules (PM10 et PM2,5) dépassant
ceux de certaines mégalopoles.

Principales causes :
le chauffage au bois
les transports routiers
l’industrie
Dans la vallée de l’Arve, vallée la plus polluée de France, il est fréquent
d’y apercevoir un nuage de poussière flotter dans l’air.

« Le nuage de poussière piège une masse d’air froid proche du sol alors
que le soleil réchauffe la masse d’air qui est disponible en altitude » explique Didier Chapuis, Directeur territorial d’Air Rhône-Alpes.
Les polluants qui habituellement peuvent s’élever dans une atmosphère
de plus en plus froide ne vont alors pas pouvoir le faire « .

Ce phénomène météorologique est accentué par une pollution due
au trafic routier du tunnel du Mont Blanc, aux usines, et aux chauffages domestiques.

En 2014, la région a connu 45 jours de forte pollution.
C’est dix jours de plus que la limite réglementaire fixée par l’Europe.

L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a fixé un seuil maximal
de particules fines de 20 microgrammes par mètre cube d’air.

Dans la région, les 100 à 150microgrammes/m3 sont parfois atteints !!!

Cette pollution a des conséquences dramatiques sur les 100.000 habitants de la Vallée. Elle provoquerait 60 à 70 morts par an, selon une étude de l’IVS (Institut de Veille Sanitaire).

Continuer la lecture de L’air constitue le premier élément nécessaire à la vie.

Pollution atmosphérique et santé

A lire avant notre conférence du 10 février

Santé et pollution avec le Dr Jacques VENJEAN

Liens entre pollution atmosphérique et santé.

Sylvia MEDINA (Institut national de veille sanitaire)

« Le lien entre pollution atmosphérique et santé » ne fait aujourd’hui plus aucun doute, résume Sylvia Medina, de l’Invs. Si nous sommes tous exposés aux polluants, nous ne sommes pas tous égaux face à eux : les enfants, les personnes âgées ou celles souffrant de maladies respiratoires et cardiovasculaires chroniques, ou encore les fumeurs sont particulièrement vulnérables.

Les scientifiques se sont surtout intéressés à l’impact des particules fines. Elles sont très nocives du fait de leur extrême petitesse qui leur permet de s’infiltrer profondément dans nos organismes – « d’abord dans nos voies respiratoires, explique Sylvia Medina, puis dans la circulation sanguine, après avoir traversé les parois des alvéoles des poumons ». Problèmes respiratoires, cardiovasculaires, neurovasculaires, cancers… Leurs effets sont multiples.

42.000 morts prématurées par an

Et, note Sylvia Medina, « la pollution contribuant au développement des maladies chroniques, elle va contribuer aussi à la mortalité ». La Commission européenne estime à 42.000 le nombre de morts prématurées liées chaque année en France aux particules fines. Un chiffre à prendre avec précautions.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/25/09/2015/lesechos.fr/021330726140_quel-est-l-impact-de-la-pollution-sur-la-sante-et-surlamortalite–.htm?texte=sylvia%27medina#XmywH7EVwAH3wZyS.99

 Proximité aux transports et santé. 

Sylvia Medina

Epidémiologiste et coordinatrice de l’équipe « air et santé » à Santé publique France, Sylvia Médina a étudié le poids de la pollution de l’air sur la mortalité en France.
Les transports font partie intégrante de la vie moderne (travail, courses, voyages…) mais notre système de transport est devenu fortement tributaire des transports motorisés. Cela a conduit à un certain nombre de conséquences négatives pour notre santé en termes d’accidents de la route, de pollution atmosphérique et sonore, d’émission de gaz à effet de serre, et de sédentarisme. En effet, des polluants comme les particules ultra- fines se trouvent en grandes concentrations à proximité des rues et des routes connaissant un fort trafic automobile. Il existe de plus en plus d’études montrant que résider à côté de ces axes de circulation pourrait être à l’origine de nouveaux cas d’asthme de l’enfant, et de proportions similaires ou plus élevées de bronchopneumopathies chroniques obstructives et de maladies coronariennes chez les adultes âgés de 65 ans et plus.
Les risques encourus sont plus marqués pour des personnes souffrant de pathologies chroniques (patients coronariens, diabétiques ou asthmatiques, par exemple). Mais des études récentes montrent également une relation entre émissions automobiles et marqueurs précoces d’athérosclérose dans des populations jeunes non souffrantes.
Les mécanismes biologiques et manifestations sous-cliniques à la base des effets observés sont de mieux en mieux décrits : action pro-inflammatoire dans les cellules des voies respiratoires, stress oxydatif, athérosclérose, altération du rythme cardiaque, entre autres.
En plus des risques associés à la pollution atmosphérique, des troubles du sommeil, des problèmes cognitifs chez l’enfant et des effets cardio-vasculaires dont l’hypertension entre autres sont rapportés en relation au bruit issu du trafic. Ce numéro de la revue présente des études remarquables sur le bruit et la santé, en portant une attention particulière aux transports.
En raison du grand nombre de personnes exposées aux risques et nuisances occasionnés par les transports, et des inégalités sociales associées, il existe un besoin de renforcer les mesures réglementaires concernant la pollution et le bruit, et d’évaluer l’efficacité des interventions visant à réduire ces expositions.
Les professionnels de santé ont eux aussi un rôle à jouer, en informant leurs patients des risques qu’ils encourent et en les conseillant pour réduire leurs expositions et celles de leurs enfants. Et au niveau individuel, nous pouvons également contribuer à réduire les pollutions atmosphérique et sonore.
Enfin, des collaborations plus étroites sont nécessaires entre professionnels de la santé et de l’environnement, urbanistes, industriels et pouvoirs publics pour adopter une démarche intégrée de réduction des risques et gênes occasionnés aux populations exposées à proximité de grands axes de circulation.

Pour citer ce document

Référence papier : Sylvia Medina « Proximité aux transports et santé », Pollution atmosphérique, N° 215, 2012, p. 201.

Référence électronique : Sylvia Medina « Proximité aux transports et santé », Pollution atmosphérique [En ligne], N° 215, mis à jour le : 04/06/2013, URL : http://lodel.irevues.inist.fr/pollution-atmospherique/index.php?id=125

Pollution de l’air à ANNECY, ville très polluée.

Voici quelques documents sur la qualité de l’air dans notre région.

Résultats de l’étude sur l’agglomération d’Annecy
L’étude menée par l’Agence régionale de santé et l’Institut de veille sanitaire Rhône-Alpes a porté sur 10 des 13 communes de l’agglomération, soit 97 % de la population (135 000 habitants). Cette étude fait apparaître que le respect des valeurs « guide » de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’ozone et les particules fines PM10 permettrait d’éviter chaque année 7 décès et 24 hospitalisations pour causes respiratoires et cardiaques. Il s’agit là d’un impact à court terme. À long terme, le respect de la valeur « guide » de l’OMS pour les particules fines PM 2,5 se traduirait par 70 décès évités par an, soit un gain moyen de l’espérance de vie de 11 mois à l’âge de 30 ans.

Annecy, Chamonix, Passy, ce sont des données officielles du site Air-rhonealpes, vous pouvez les consulter sur le site !

Aujourd’hui samedi 21 janvier voici les données affichées sur le site !

Communiqué de presse de Grenelle Annecy 2017-01-13 V5

Nous sommes 15 associations responsables soucieuses de leur cadre de vie et demandons, dans une démarche apolitique et citoyenne, à nos élus la tenue d’un « Grenelle des transports et de la qualité de l’air du bassin annécien ». Pour la vérité, pour un exercice exemplaire de démocratie locale. Le collectif du Grenelle  s’est  constitué en octobre 2014* et est fort aujourd’hui des 15 associations.

A votre disposition aussi,  7 années des données de la qualité de l’air

de 3 stations proches : Annecy, Chamonix et Passy.