Contre la Bienveillance d’Yves MICHAUD

Yves Michaud est un spécialiste de philosophie politique, il travaille depuis longtemps sur le thème de la violence. Il a crée l’Université de tous les savoirs :    Site de l’Université de tous les Savoirs.

La Puissance du fondamentalisme religieux, la montée des populismes de droite comme de gauche, le discrédit de la classe politique, le rejet de la constitution européenne, rendent les schémas politiques dépassés. En particulier l’idée que la démocratie, à force de bienveillance, peut tolérer toutes les différences.

Oui il y a des croyances intolérables et insupportables?

Non le populisme n’est pas une illusion qui se dissipera d’elle même avec un peu de pédagogie et de bonne volonté.

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Il faut dénoncer la tyrannie des bons sentiments, la politique de l’émotion et de la compassion. La bienveillance n’est pas un sentiment indigne, mais ce ne peut être un socle politique stable pour notre communauté.

Yves Michaud analyse précisément le fait du fondamentalisme religieux qui est plus une rupture de notre contrat social qu’une atteinte à la laïcité. Une société ne peut accepter la violence comme une possibilité de « pensée ». Notre société est défiée par la volonté théocratique d’une minorité musulmane en France. Ils veulent remettre en cause nos progrès de civilisation !

Nous avons voulu croire qu’il suffit d’arriver dans une communauté démocratique pour faire société, cela dit bien l’absence d’engagement.

L’Islam ne pourra être accepté sans réserve que le jour où il reconnaîtra sans réserve,  explicitement et inconditionnellement démocratie, pluralisme, liberté d’expression de conscience, liberté du choix de religion, de changer de religion, renoncement à la charia comme droit absolu.

Le populisme s’exprime par des votes en progrès sur de nouveaux partis et une forte abstention. Ils bâtissent tous leurs succès sur la déception.  Ce sont des politiques d’opposition, de dénonciation, jamais des programmes d’exercice du pouvoir.

Il détaille ensuite les fractures de notre société :

Fracture entre jeunes et vieux,

fracture en population de « souche » et « immigrée »

fracture entre populisme de droite et populisme de gauche, entre riches et pauvres,

fracture éducative, entre individus formés et ceux qui ne le sont pas,

fracture entre ceux qui sont à l’abri de l’insécurité et ceux qui la vivent aux quotidien

Il explique ensuite la nécessité de revenir à la « Réalpolitik ».

Enfin dans un dernier chapitre il dénonce l’approche compassionnelle du monde au travers du concept de « care ».

 

 

 

 

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