CONDORCET : lectures proposées

En lien avec notre conférence

au cercle CONDORCET Annecy,

CONDORCET cet illustre inconnu

le mardi 25 septembre 2018,à 19h

à la fédération des œuvres laïques.

Le livre de poche 10 €

L’ouvrage de référence pour découvrir cet « illustre inconnu, intellectuel engagé », une biographie vivante et éclairante sur cette fin du XVIIIème siècle si riche en combats passionnés, fondateurs de notre République.
La hauteur de vue, la pertinence des analyses et des propositions relativisent nos débats politiques actuels et pourraient servir d’exemple à nos technocrates.
De plus le personnage est rendu dans toute sa complexité, à la fois un scientifique rigoureux et un politique parfois maladroit dans ses excès. Sa fin tragique est particulièrement émouvante.
Certains de ses travaux, dont le projet sur l’instruction publique restent d’une pertinence très actuelle. (JG)

Il était grand temps de rendre à un intellectuel d’exception, philosophe et homme politique, la place éminente qui lui revient. Grâce à Elisabeth et Robert Badinter, c’est chose faite. Leur Condorcet répare une injustice trop longtemps perpétrée à l’endroit d’un homme éblouissant qui, justement, a consacré sa vie à combattre toutes les iniquités. Claude Servan-Schreiber, Marie-France.

Intellectuel, philosophe, défenseur des Noirs, des Juifs, des femmes, abolitionniste convaincu et militant, et accompagné dans la vie par une femme aussi belle qu’intelligente, la célèbre Sophie à la tête bien faite, Condorcet ne pouvait qu’attirer le ministre de la Justice qui fit voter l’abolition de la peine de mort, et son épouse, philosophe, féministe et passionnée par le Siècle des Lumières. Michèle Gazier, Télérama.

Que devient « un intellectuel en politique » selon le sous-titre de ce livre ? Est-ce une pensée qui s’altère ? Le Condorcet des premiers temps, celui d’Elisabeth Badinter, est-il le même que le révolutionnaire de 1789 étudié par l’ancien ministre de la Justice ? La question qui traverse ce livre n’a rien de théorique. Elle est intime, brûlante même. Et la réponse que donne ce Condorcet est lumineuse. Marianne Alphant, Libération.

Les auteurs, sans doute parce qu’ils sont deux, se gardent d’intervenir en leur nom. Ils font oeuvre d’historiens, non d’essayistes… Mais quel beau travail, sobre, fouillé, habité de discrets élans, d’évidentes tendresses ! Bertrand Poirot-Delpech, Le Monde.

Broché: 127 pages  14,50 € Hachette  Portraits d’éducateurs

« Généreux amis de l’égalité, de la liberté, réunissez-vous pour obtenir de la puissance publique une instruction qui rende la raison populaire, ou craignez de perdre bientôt tout le fruit de vos nobles efforts. N’imaginez pas que les lois les mieux combinées puisse faire d’un ignorant l’égal d’un homme habile, et rendre libre celui qui est esclave des préjugés. » CONDORCET : premier mémoire sur l’instruction publique.

Pour moi, la meilleure approche de l’œuvre pédagogique de CONDORCET. Ces cinq mémoires et son rapport sur l’instruction publique sont particulièrement bien analysés. (JG)

 

Broché: 262 pages 23 € Editeur : Minerve; 3e édition revue et corrigée (19 octobre 2015)

Présentation de l’éditeur
Parce qu’il s’interroge sur les effets de la liberté politique, Condorcet construit le concept de l’école républicaine. Faute de lumières et de pensée réflexive, un peuple souverain est exposé à devenir son propre tyran, et le progrès n’est pour lui qu’un processus d’étouffement ; il ne peut être vraiment libre que par la rencontre avec les objets du savoir désintéressé formant l’humaine encyclopédie. Il appartient à la puissance publique d’organiser une telle rencontre afin que chacun soit capable de se soustraire à l’autorité d’autrui et de s’engager sur le chemin de sa propre perfectibilité. L’égalité prend alors sa forme la plus accomplie : l’excellence et la distinction des talents. Lire Condorcet, c’est reprendre possession d’une théorie de l’école profondément ancrée dans une philosophie de la liberté. La puissance de la pensée classique est d’une grande actualité : elle permet de mesurer combien les  » réformateurs  » , depuis des décennies, se sont acharnés à éloigner l’école d’une telle hauteur de vue.
Professeur honoraire à l’université Charles de Gaulle Lille 3, vice-présidente de la Société française de philosophie, Catherine Kintzler consacre la plupart de ses travaux à la philosophie de l’art et à la philosophie politique
Mon avis : Attention, c’est du « lourd ! » Une approche philosophique très dense et pas toujours facile à lire.
Pour Catherine KINTZLER, CONDORCET est à la base de sa réflexion sur l’école  de la République. Elle en profite pour égratigner toutes les dernières réformes et les « pédago ». Mais son analyse est tellement profonde, que son livre mérite une lecture attentive. (JG)

 

Broché: 125 pages 10 €  Editeur : Michalon  Le bien commun

Présentation de l’éditeur
Condorcet, entre Lumières et Révolution, est l’auteur des cinq Mémoires sur l’instruction publique (1791) et d’un Projet de Constitution (1793). Par ces oeuvres, il entend contribuer à l’institution du citoyen qui suppose à la fois l’instruction publique et la fondation de la République. L’exercice de la citoyenneté est bien l’affaire de tous, mais tous ne s’en avisent pas encore. Condorcet donne ainsi un testament politique à l’héritage philosophique des Lumières. Instituer le citoyen, c’est affirmer et défendre la République qui existe mais c’est aussi penser à celle qui vient, en se souvenant de la longue histoire de la liberté humaine. Ainsi pourrait-on reconnaître Condorcet, lui-même dans ces lignes consacrées, en 1790, à son ami du Nouveau Monde, Benjamin Franklin : « Sa politique était celle d’un homme qui croit au pouvoir de la raison et à la réalité de la vertu, et qui avait voulu se rendre l’instituteur de ses concitoyens avant d’être appelé à en devenir le législateur ».

Charles COUTEL est professeur agrégé, maître de conférences en philosophie du Droit à l’Université d’Artois. Il est l’auteur de la République et l’Ecole (1991), d’une Politique de Condorcet (1996), et de Lumières de l’Europe (1997)

380 pages 10,50 €  GF Flamarion

Quatrième de couverture
C’est à Condorcet que l’on doit la théorie la plus complète et la plus moderne de l’école républicaine. Deux textes en organisent le développement, Les Cinq mémoires sur l’instruction publique publiés en 1791 et le Rapport sur l’instruction publique publié en 1792. On trouvera dans le présent volume le texte intégral des Mémoires. Pour la première fois, l’idée philosophique de l’institution scolaire est pensée dans sa complexité et en rapport avec la souveraineté populaire : protéger les savoirs contre les pouvoirs, considérer l’excellence comme la forme la plus haute de l’égalité, voir en chaque enfant un sujet rationnel de droit, se garder d’assujettir l’instruction publique aux volontés particulières et à l’utilité immédiate, telles sont quelques-unes des thèses majeures proposées par Condorcet. Ce faisant, il soutient qu’instruire n’est ni informer ni conformer et que c’est peut-être trop en faire que d’instaurer une o éducation nationale ».

Dans ses “Mémoires sur l’instruction publique” le philosophe imagine la puissance publique renforcée si la République devient enseignante. Il va d’ailleurs jeter les bases en plusieurs points d’un grand service public d’enseignement : “ La société doit au peuple une instruction publique :
1. Comme moyen de rendre réelle l’égalité des droits. (…)
2. Cette obligation consiste à ne laisser subsister aucune inégalité qui entraîne de dépendance. (…)
3. L’inégalité d’instruction est une des principales sources de tyrannie. (…)
4. La puissance publique n’a pas le droit de lier l’enseignement de la morale à celui de la religion. (…)
5. Elle n’a pas droit de faire enseigner des opinions comme des vérités (…) elle ne doit imposer aucune croyance. (…)
En définitive pour Condorcet l’école doit “rendre la raison populaire” en affranchissant la transmission du savoir des inégalités économiques et culturelles propres à la société civile. La laïcité scolaire – même si le philosophe n’utilise jamais le mot – est indépendance par rapport à la religion et non une machine de guerre contre elle. Les familles restent libres d’éduquer leurs enfants selon leurs convictions, mais l’obligation scolaire, conjuguée à la gratuité et à la laïcité, a vocation à faire accueillir tous les enfants , abstraction faite de leurs différences.
Archibald PLOOM (CULTURE-CHRONIQUE.COM)

352 pages 7€ GF Flamarion

Quatrième de couverture
Jamais ce qu’il est convenu d’appeler les  » Illusions du progrès  » n’a été exposé avec autant d’éloquence. Condorcet, à la veille de mourir par la faute de cette Révolution qu’il a préparée et servie, persiste et signe. Son testament est aussi celui des Lumières, avec leur grandeur et leurs limites. Cette tentative d’embrasser d’un seul regard l’histoire de l’humanité pour y reconnaître les manifestations de la  » perfectibilité de l’esprit humain  » s’achève sur une extraordinaire évocation de l’avenir de l’humanité, où l’enthousiasme du  » philosophe  » s’unit à la sobriété du savant. En un temps où le  » pathos du déclin  » fait recette, la lecture de l’Esquisse peut paraître intempestive. Les esprits libres s’y risqueront. Ce volume contient aussi le Fragment sur l’Atlantide, qui n’avait jamais été réédité depuis les Oeuvres complètes (1847-1849). C’est un texte d’une étonnante actualité, qui traite de la place de la science dans la cité, et aborde les questions de l’organisation du travail scientifique, de la  » politique de la science « , des rapports entre les savants et l’Etat et de la nécessaire liberté de la recherche.

Poche: 204 pages 4,90 €  GF Flammarion

Présentation de l’éditeur
Publiées sous un pseudonyme en 1781 et rééditées à la veille de la Révolution, les Réflexions sur l’esclavage des nègres de Condorcet sont à ce jour le seul texte qu’un philosophe ait consacré de façon exclusive à l’esclavage. Ce livre de réflexion s’interroge sur les préjugés qui s’opposent à l’abolition de l’esclavage, et sur la meilleure méthode pour les combattre. Mais c’est aussi bien entendu un livre de dénonciation et de combat, au nom des lumières, pour lutter contre l’influence des intérêts esclavagistes dans l’opinion française, préparer cette dernière à l’abolition de l’esclavage des noirs et convaincre un législateur  » éclairé « . Avec le recul, les limites de la pensée de Condorcet sont certes évidentes : il n’est lui-même pas exempt de préjugés à l’encontre des noirs esclaves, ne pense pas leur émancipation comme une entrée dans la citoyenneté, et ne se préoccupe pas sérieusement de leur éducation ou de leur situation économique. Pourtant, ces Réflexions sont bien un texte pionnier, sans doute le premier manifeste abolitionniste écrit en France. C’est aux hommes du XIXe siècle et pour une part aux esclaves eux-mêmes que reviendra le mérite de franchir le pas.

 

DECOUVERTES GALLIMARD  n° 48
Résumé :
Attaquée de tous côtés, la Nation se lève. « La liberté ou la mort, vaincre ou mourir ». En 1792, on manque de tout, d’hommes, de choses et d’art, comme on dit à l’époque. C’est la mobilisation des savants. 1794. La République Une et Indivisible veut en finir avec la diversité des mesures. Ainsi naît le mètre, la quarante millionième partie du méridien terrestre. Viendront aussi le système décimal, le télégraphe, des inventions par dizaines. Bailly, l’astronome, Condorcet, Laplace et Lagrange, les mathématiciens, Carnot, le stratège, Monge et Buonaparte, les géomètres, Chappe, l’ingénieur, Chaptal, Berthollet et Fourcroy, les chimistes…
Denis Guedj, mathématicien et écrivain, raconte avec brio la Révolution des savants.
J’ai beaucoup aimé (JG)
Un petit ouvrage, remarquablement illustré qui rappelle que Nicolas CONDORCET intervient dans un milieu scientifique d’une grande richesse. Tous ces savants sont, comme CONDORCET, portés par l’esprit des Lumières et la croyance dans le progrès des sciences pour améliorer l’homme et la société.
Ce petit ouvrage complète judicieusement notre vision de la Révolution.

 

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